⛔ Tribunal militaire | Escroqué par un officier de la gendarmerie, il se fait rembourser et rend hommage à Ange Kessi !

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L’après midi du mercredi 15 Décembre 2021 restera sans nulle doute un sérieux souvenir que Diarrassouba Karim n’oubliera pas de si tôt. En effet, après un long séjour au Etats-Unis ponctué de succès, mais aussi de fortunes diverses, l’ivoirien décidé de rallier sa terre natale où il a pu se bâtir un petit toit, dans le quartier chic d’Angré, histoire de sécuriser ses vieux jours.


La petite famille a confiance à un individu, qui au fil du temps, est devenu un ami, auquel le couple Diarrassouba n’hésite plus à se confier. Ils ont leur fils qui ne cache pas son rêve de devenir gendarme…et ne cesse guère de le fredonner dans les oreilles du père, chaque fois qu’il en trouve l’occasion.
Diarrassouba Karim va en parler au petit ami de la famille qui le mettra aussitôt en contact avec un fonctionnaire de la gendarmerie, capitaine de surcroît, dont nous préférons taire l’identité.


En l’occasion de leur première prise de contact, l’intermédiaire avance de solides arguments pour espérer convaincre le sieur Diarrassouba a qui le gendarme réclamait la rondelette somme de 1.500 000 FCFA, suffisant a-t-il promis, pour faire du fils un gendarme parfait.
La somme est donc trouvée les jours suivants et ensuite remise à main propre au maréchaussée, sous le regard et la surveillance du témoin clé.
Le concours lancé, le candidat s’inscrit et compose, en l’instar de tous ses camarades. À la fin des opérations, le nom du petit Diarrassouba, comme par enchantement, n’existe nulle part sur les affiches imprimés.
Exaspéré, le père rentre immédiatement en contact avec le duo d’amis pour exiger des explications.
L’affaire se termine au tribunal militaire où un semblant d’arrangement va sanctionner une confrontation entre la victime, l’escroc, le témoin, sous l’arbitrage d’un procédurier militaire.


Retourner à domicile, la victime, après maintes réflexions, y retourne et exige une audience avec le Commissaire du Gouvernement qui n’y trouvera aucun inconvénient.
Le général étoilé, qui relève des irrégularités dans le déroulement de la procédure, après avoir pris langue avec la victime et ses collaborateurs, recommande l’interpellation immédiate de l’officier escroc. Il confie à nouveau le dossier à un autre collaborateur, avec obligation de résultat.


La prison où la radiation restent deux redoutables terminaisons que n’importe quel fonctionnaire en arme déteste à volonté.
Convoqué à nouveau à se présenter au parquet militaire, le fonctionnaire, employé de la gendarmerie, à préféré plutôt s’y transporter, où, à son arrivée, sans d’autre forme de procès, il a ouvert son portefeuille et payer en liquide la somme escroquée, à la grande joie de Diarrassouba Karim, la victime.


« Jusque là, mon épouse et moi n’en revenons pas. Je n’y croyais vraiment plus. Mon épouse, elle, m’avais même demandé de m’en remettre à Allah. C’est après plusieurs jours de réflexion que quelqu’un m’a conseillé de me battre pour pouvoir entrer en contact avec le Commissaire du Gouvernement en personne. C’est ce que j’ai fait et Dieu a agréé mes vœux. J’ai eu la chance, je dirais le privilège de voir en chair et en os ce grand monsieur dont tout le monde parle. Vous ne pouvez pas imaginer ma joie. Il a aussitôt donné des instructions. Pour une affaire qui dure depuis presque deux ans, mon affaire a été résolu dans les 72h. Le capitaine de gendarmerie qui arguait que je pourrais aller me faire voir au diable, appuyé en cela par l’unique témoin, pourtant ami de la famille, a préféré payer mon argent cash. Les mots me manquent pour décrire le professionnalisme de monsieur le Commissaire du Gouvernement.

Il est une fierté réelle pour notre pays. Qu’Allah veille sur lui et lui donne la baraka. C’est un vrai militaire, ce monsieur. Il se donne les moyens de se faire respecter…et c’est cela un véritable soldat. Je suis désormais ce prophète qui prêchera désormais partout, cette expérience vécue par ma propre personne. Merci à Monsieur le Président de la République, au premier ministre et au ministre de la défense d’avoir confiné cet important officier supérieur à la tête du tribunal militaire d’Abidjan. Merci au Commissaire du Gouvernement, merci à tous ses collaborateurs (…) ».

Propos recueillis par TOURÉ Vakaba